Les os du carpe sont un ensemble de huit petits os situés au niveau du poignet, entre les os de l’avant-bras, le radius et l’ulna, et les cinq os du métacarpe appartenant à la main. Organisés en deux rangées, ils permettent une grande amplitude de mouvements du poignet et le positionnement précis de la main dans les gestes du quotidien.

Le terme carpe provient du grec karpós, signifiant « poignet », reflétant l’importance de cette région anatomique dans la mobilité du poignet. La région carpienne constitue également une importante zone de passage anatomique pour de nombreux tendons, vaisseaux sanguins et nerfs, comme le nerf médian traversant le canal carpien.

Dans cet article, nous verrons quels sont les huit os du carpe, comment ils sont organisés en deux rangées anatomiques et quels moyens mnémotechniques permettent de les retenir facilement. Nous détaillerons ensuite les principales caractéristiques anatomiques de chacun d’entre eux, leurs articulations, les mouvements du poignet et de la main, ainsi que les principales pathologies et variations anatomiques de la région carpienne.

Nombre d’os 8 os courts répartis en deux rangées anatomiques.
Localisation Poignet : entre le radius, l’ulna et les 5 métacarpiens.
Rangée proximale Scaphoïde, Lunatum, Triquetrum, Pisiforme.
Rangée distale Trapèze, Trapézoïde, Capitatum, Hamatum.
Fonctions Mobilité et stabilité du poignet, transmission des contraintes mécaniques et adaptation de la main à la préhension.
Mouvements Poignet : flexion, extension, inclinaison radiale (abduction) et inclinaison ulnaire (adduction).
Main : mobilité des doigts et opposition du pouce.
Principales pathologies Fracture du scaphoïde, syndrome du canal carpien, syndrome du canal ulnaire, luxation du lunatum, maladie de Kienböck et rhizarthrose.
Schéma anatomique des os du carpe montrant les huit os du poignet, le radius, l'ulna et les métacarpiens.

Quels sont les 8 os du carpe ?

Les os du carpe sont au nombre de huit et se répartissent en deux rangées anatomiques : une rangée proximale, située au contact de l’avant-bras, et une rangée distale, en relation avec les os du métacarpe :

  • La rangée proximale comprend, de dehors en dedans : le scaphoïde, le lunatum, le triquetrum et le pisiforme.
  • La rangée distale comprend, de dehors en dedans : le trapèze, le trapézoïde, le capitatum et l’hamatum.
Schéma des os du carpe illustrant leur organisation en rangée proximale et rangée distale au niveau du poignet.

Moyens mnémotechniques

Pour retenir plus facilement les os du carpe de la rangée proximale vers la rangée distale, de dehors en dedans, plusieurs moyens mnémotechniques peuvent être utilisés.

Chaque phrase permet de mémoriser les huit os du carpe de dehors en dedans : d’abord les quatre os de la rangée proximale, puis les quatre os de la rangée distale.

Son lulu te prenait toute ta couette hier

Son Scaphoïde
Lulu Lunatum
Te Triquetrum
Prenait Pisiforme
Toute Trapèze
Ta Trapézoïde
Couette Capitatum
Hier Hamatum

Sous le temps pluvieux, tintin titille le capitaine haddock

Sous Scaphoïde
Le Lunatum
Temps Triquetrum
Pluvieux Pisiforme
Tintin Trapèze
Titille Trapézoïde
CAPITAine Capitatum
HAddock Hamatum

Le scarabée à lunettes trie ses pièces, tout tas est un capital amassé

SCArabée Scaphoïde
LUNettes Lunatum
TRIe Triquetrum
PIèces Pisiforme
Tout Trapèze
Tas Trapézoïde
CAPITAl Capitatum
AMAssé Hamatum

Schéma simplifié des os du carpe

Si l’organisation spatiale des os du carpe reste difficile à visualiser, le schéma suivant simplifie la géométrie de la région carpienne en mettant en évidence la position des différents os les uns par rapport aux autres.

Schéma simplifié des os du carpe illustrant la position relative des huit os du poignet.

Caractéristiques anatomiques des os du carpe

Les os du carpe sont des os courts, pairs et asymétriques formant le squelette du poignet. Leur organisation complexe permet de nombreuses articulations entre les os du carpe, mais également avec l’avant-bras et les métacarpiens, participant ainsi à la mobilité et à la stabilité du poignet.

Dans leur ensemble, les os du carpe dessinent une concavité orientée vers l’avant appelée sillon carpien. Ce sillon est fermé en avant par le rétinaculum des muscles fléchisseurs, formant ainsi le canal carpien, une région anatomique majeure traversée notamment par le nerf médian et les tendons fléchisseurs des doigts.

La plupart des os du carpe présentent six faces : des faces articulaires permettant les contacts entre les différents os du poignet, et des faces rugueuses, principalement antérieures et postérieures, servant de zones d’insertion à de nombreux ligaments et tendons. Leur structure associe un tissu osseux spongieux central entouré d’une fine couche d’os cortical périphérique, leur conférant à la fois légèreté et résistance mécanique.

Les os du carpe présentent chacun une organisation anatomique spécifique, avec une forme, des articulations et des repères osseux propres influençant directement la mobilité et la stabilité du poignet. Nous détaillerons ainsi les principales caractéristiques anatomiques, fonctionnelles et cliniques de chacun des huit os du carpe.

Scaphoïde

Le scaphoïde est un os situé sur la partie latérale de la première rangée du carpe. Il s’articule avec le radius au sein de l’articulation radio-carpienne, ainsi qu’avec le lunatum, le trapèze, le trapézoïde et le capitatum au niveau des articulations inter-carpiennes. Le scaphoïde se projette en profondeur de la tabatière anatomique et constitue, avec le trapèze, la base de la colonne du pouce.

Son nom provient du grec skaphe, signifiant « barque », en référence à sa forme allongée et concave évoquant celle d’un bateau. Le tubercule du scaphoïde représente un important repère anatomique palpable sur la face antérieure du poignet. Il sert de zone d’insertion à plusieurs ligaments et muscles, dont le rétinaculum des muscles fléchisseurs, participant à la formation du canal carpien.

Le scaphoïde est l’os du carpe le plus fréquemment fracturé, notamment lors des chutes sur la main avec le poignet en extension. Sa vascularisation relativement limitée peut compliquer sa consolidation osseuse.

Lunatum

Le lunatum, anciennement appelé semi-lunaire, est un os situé au centre de la première rangée du carpe. Il s’articule avec le radius et le disque articulaire du poignet au sein de l’articulation radio-carpienne, ainsi qu’avec le scaphoïde, le triquetrum, le capitatum et l’hamatum au niveau des articulations inter-carpiennes.

Son nom provient du latin luna, signifiant « lune », en référence à sa forme globalement semi-lunaire sur certaines vues anatomiques. Sa face supérieure présente une importante surface articulaire convexe en rapport avec le radius et le disque articulaire du poignet. Le lunatum est également l’un des os les plus mobiles du carpe. Sa stabilisation ligamentaire relativement limitée favorise le risque de luxation du lunatum.

Triquetrum

Le triquetrum, anciennement appelé os pyramidal, est un os situé sur la partie médiale de la première rangée du carpe. Il s’articule avec le disque articulaire du poignet au sein de l’articulation radio-carpienne, ainsi qu’avec le lunatum, le pisiforme et l’hamatum au niveau des articulations inter-carpiennes.

Son nom provient du latin triquetrus, signifiant « triangulaire », en référence à sa forme pyramidale à sommet inféro-médial. Le triquetrum présente sur sa face antérieure une surface articulaire ovalaire destinée au pisiforme, particularité anatomique spécifique de cet os de la première rangée du carpe.

Pisiforme

Le pisiforme est un petit os situé sur la partie antéro-médiale de la première rangée du carpe. Il s’articule uniquement avec le triquetrum au niveau des articulations inter-carpiennes. Le pisiforme est également inclus dans le tendon du fléchisseur ulnaire du carpe, raison pour laquelle il est considéré par certains anatomistes comme un os sésamoïde.

Son nom provient du latin pisum, signifiant « pois », en référence à sa forme arrondie. Le pisiforme présente une morphologie allongée. Facilement palpable sur la face antéro-médiale du poignet, il constitue un important repère anatomique superficiel du carpe.

Le pisiforme participe à la transmission des forces du fléchisseur ulnaire du carpe et contribue à la stabilisation de la partie médiale du poignet.

Trapèze

Le trapèze est l’os le plus latéral de la deuxième rangée du carpe. Il s’articule avec le scaphoïde et le trapézoïde au niveau des articulations inter-carpiennes, ainsi qu’avec le premier métacarpien au sein de l’articulation trapézo-métacarpienne. Avec le scaphoïde, il constitue la base de la colonne du pouce, jouant un rôle essentiel dans les mouvements d’opposition et de préhension de la main.

Son nom provient du grec trapezion, dérivé de trapeza signifiant « table », en référence à sa forme globalement quadrilatère. Le trapèze présente sur sa face palmaire un tubercule facilement palpable participant à la constitution du canal carpien par l’insertion du rétinaculum des muscles fléchisseurs.

Trapézoïde

Le trapézoïde est un os situé au centre de la deuxième rangée du carpe, entre le trapèze et le capitatum. Il s’articule avec le scaphoïde, le trapèze et le capitatum au niveau des articulations inter-carpiennes, ainsi qu’avec le deuxième métacarpien au sein de l’articulation carpo-métacarpienne.

Son nom provient du grec trapezoeidēs, signifiant « en forme de trapèze », en référence à sa morphologie quadrilatère. Le trapézoïde est le plus petit os de la deuxième rangée du carpe et présente une forme globalement cubique, avec une partie dorsale plus large que sa face palmaire, participant à la stabilité de la colonne de l’index.

Capitatum

Le capitatum, anciennement appelé grand os, est l’os le plus volumineux du carpe et occupe une position centrale au sein de la deuxième rangée du carpe. Il s’articule avec le lunatum, le scaphoïde, le trapézoïde et l’hamatum au niveau des articulations inter-carpiennes, ainsi qu’avec les deuxième, troisième et quatrième métacarpiens au sein des articulations carpo-métacarpiennes.

Son nom provient du latin capitatum, signifiant « pourvu d’une tête », en référence à sa tête arrondie située sur sa partie supérieure. Le capitatum présente également un col rétréci et un corps élargi, lui conférant une morphologie caractéristique. Situé au centre du carpe, il constitue un véritable centre ligamentaire, accueillant notamment le ligament radié du carpe, participant à la stabilisation des os périphériques du carpe.

Hamatum

L’hamatum, anciennement appelé os crochu, est l’os le plus médial de la deuxième rangée du carpe. Il s’articule avec le triquetrum, le lunatum et le capitatum au niveau des articulations inter-carpiennes, ainsi qu’avec les quatrième et cinquième métacarpiens au sein des articulations carpo-métacarpiennes.

Son nom provient du latin hamatus, signifiant « muni d’un crochet », en référence à son prolongement osseux caractéristique situé sur sa face palmaire : le crochet de l’hamatum, également appelé hamulus ou uncus. Ce relief osseux constitue un important repère anatomique participant à la formation de la partie médiale du canal carpien. Il se situe également à proximité du canal ulnaire, anciennement appelé canal de Guyon.

Le crochet de l’hamatum sert également de zone d’insertion à plusieurs muscles et ligaments de la main et du poignet, participant ainsi à la stabilité du carpe.

Articulations et mouvements des os du carpe

Les os du carpe forment un ensemble articulaire complexe reliant l’avant-bras à la main. Leur organisation en deux rangées osseuses permet à la fois la mobilité du poignet, la transmission des contraintes mécaniques et l’adaptation de la main aux différents mouvements de préhension.

Les mouvements du poignet mettant en jeu les os du carpe sont principalement réalisés au sein de l’articulation radio-carpienne, des articulations inter-carpiennes et de l’articulation médio-carpienne, située entre les deux rangées du carpe.

Les os du carpe participent également aux mouvements de la main grâce aux articulations carpo-métacarpiennes, reliant la deuxième rangée du carpe aux bases des métacarpiens.

Flexion et extension du poignet

Les mouvements de flexion et d’extension du poignet correspondent respectivement au rapprochement et à l’éloignement de la paume de la main par rapport à la face antérieure de l’avant-bras. Ces mouvements s’effectuent dans le plan sagittal autour de l’axe bistyloïdien, reliant les processus styloïdes du radius et de l’ulna.

Lors de ces mouvements, les os du carpe se déplacent globalement vers l’avant ou vers l’arrière sous l’action des muscles fléchisseurs et extenseurs du poignet. Les mobilités spécifiques entre les différents os du carpe, au niveau des articulations inter-carpiennes et de l’articulation médio-carpienne, permettent de compléter et d’adapter l’amplitude des mouvements réalisés principalement au sein de l’articulation radio-carpienne.

Abduction et adduction du poignet

Les os du carpe participent également aux mouvements d’inclinaison radiale, aussi appelée abduction du poignet, correspondant à un écartement de la main par rapport à l’axe du corps, ainsi qu’aux mouvements d’inclinaison ulnaire, ou adduction, rapprochant la main de cet axe.

Ces mouvements s’effectuent dans le plan frontal autour d’un axe antéro-postérieur passant globalement par le capitatum. Lors de ces mouvements, les articulations radio-carpienne, inter-carpiennes et médio-carpienne sont mobilisées par les muscles abducteurs et adducteurs du poignet afin d’assurer la fluidité et l’adaptation du mouvement.

Mobilité de la main et opposition du pouce

Au-delà de leur rôle dans la mobilité du poignet, les os du carpe participent également aux mouvements de la main grâce aux articulations carpo-métacarpiennes, unissant la deuxième rangée du carpe aux bases des métacarpiens.

L’articulation trapézo-métacarpienne, située entre le trapèze et le premier métacarpien, possède notamment une configuration en selle permettant une grande amplitude de mouvement essentielle à l’opposition du pouce et aux mécanismes de préhension de la main.

Pathologies des os du carpe et du poignet

Fracture du scaphoïde

La fracture du scaphoïde est la plus fréquente des fractures des os du carpe. En raison de sa position anatomique et de son rôle dans la transmission des contraintes mécaniques entre l’avant-bras et la main, le scaphoïde est particulièrement exposé lors des chutes sur la paume de la main avec le poignet en extension.

Cette fracture entraîne généralement une douleur et un œdème localisés au niveau de la tabatière anatomique, en profondeur de laquelle se projette le scaphoïde. Le trait de fracture siège fréquemment proche du tubercule du scaphoïde.

La vascularisation relativement limitée du scaphoïde, principalement assurée par des branches de l’artère radiale, expose également à des complications telles qu’une nécrose avasculaire, notamment au niveau de sa partie proximale, pouvant compliquer la consolidation osseuse.

Syndrome du canal carpien

Le syndrome du canal carpien correspond à une compression du nerf médian au sein du canal carpien, un tunnel ostéo-fibreux du poignet formé par les os du carpe et le rétinaculum des muscles fléchisseurs. Ce canal laisse notamment cheminer le nerf médian ainsi que les tendons fléchisseurs, dont ceux du long fléchisseur du pouce, du fléchisseur profond des doigts et du fléchisseur superficiel des doigts.

Il s’agit du syndrome canalaire le plus fréquent du membre supérieur. Son diagnostic repose sur un ensemble d’éléments cliniques, notamment le test de Phalen, le test de Durkan et le signe de Tinel. Toutefois, l’électromyographie (EMG) reste l’examen complémentaire le plus utilisé pour confirmer le diagnostic, évaluer la sévérité de la compression nerveuse et rechercher d’éventuelles atteintes d’autres nerfs de la main.

Le traitement médical peut être envisagé lorsque l’atteinte est peu importante. Dans les formes plus avancées, le traitement chirurgical est généralement privilégié et consiste à réaliser une section du rétinaculum des muscles fléchisseurs, participant à la diminution de la compression exercée sur le nerf médian.

Syndrome du canal ulnaire

Le syndrome du canal ulnaire, également appelé syndrome du canal de Guyon, est une neuropathie compressive rare correspondant à une compression du nerf ulnaire au niveau du poignet. Cette atteinte entraîne généralement des paresthésies, des engourdissements et une diminution de la sensibilité au niveau de l’auriculaire et de la moitié médiale de l’annulaire. Dans les formes plus avancées, une diminution de la force de préhension peut apparaître en raison de l’atteinte de plusieurs muscles intrinsèques de la main innervés par le nerf ulnaire.

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, notamment grâce au signe de Tinel, au signe de Froment, témoignant d’un déficit de l’adducteur du pouce, ainsi qu’au signe de Wartenberg. L’électromyographie (EMG) permet ensuite de confirmer et de préciser l’atteinte nerveuse.

Le pisiforme et le crochet de l’hamatum constituent deux repères anatomiques majeurs du canal ulnaire et peuvent être impliqués dans certains mécanismes de compression du nerf ulnaire. Les fractures du crochet de l’hamatum sont notamment susceptibles d’entraîner une irritation ou une compression de la branche profonde du nerf ulnaire par déplacement du foyer de fracture.

Un traitement médical peut être envisagé dans les formes modérées. En revanche, les atteintes plus sévères ou persistantes nécessitent généralement une décompression chirurgicale du canal ulnaire.

Luxation du lunatum

Le lunatum est un os très mobile du carpe, de par le fait qu’il soit moins stabilisé que les autres os par les différents ligaments du poignet. Cette absence de système fibreux puissant augmente le risque de luxation de cet os en cas de traumatisme direct sur le poignet.

Maladie de Kienböck

La maladie de Kienböck correspond à une ostéonécrose du lunatum résultant d’une altération de sa vascularisation. Cette pathologie évolutive entraîne progressivement une fragilisation puis un effondrement du lunatum, pouvant aller jusqu’à sa fragmentation.

La désorganisation du lunatum perturbe alors l’équilibre biomécanique du carpe et modifie les contraintes exercées sur les articulations voisines. À un stade avancé, cette évolution peut conduire à une arthrose du poignet.

Rhizarthrose

L’articulation trapézo-métacarpienne, entre le trapèze et le premier métacarpien, est susceptible de développer de l’arthrose, nommée rhizarthrose dans ce cas précis. Cette pathologie peut entraîner des douleurs significatives et des limitations de mouvements du pouce.

Variations anatomiques et os surnuméraires du carpe

Les os du carpe présentent fréquemment des variations anatomiques, avec de nombreuses possibilités d’os surnuméraires ou inconstants. Dans certains cas, des anomalies du développement osseux peuvent entraîner une fusion inter-carpienne, réduisant ainsi le nombre d’os du carpe. À l’inverse, la persistance de centres d’ossification accessoires peut conduire à l’apparition d’os supplémentaires et augmenter le nombre total d’os carpiens.

Il existe une grande variété d’os surnuméraires potentiels au niveau de la région carpienne, dont les principaux sont les suivants :

  • Le paratrapèze est situé sur la partie latérale du trapèze et peut également s’articuler avec le premier métacarpien.
  • L’os radial du carpe est localisé sur la partie latérale du poignet, entre le scaphoïde et le trapèze.
  • L’os triangulaire, également appelé triquetrum secondaire ou os intermédiaire de l’avant-bras, est situé entre le processus styloïde de l’ulna, le triquetrum et le lunatum.
  • L’hamulus propre apparaît lorsque le centre d’ossification secondaire de l’hamulus ne fusionne pas avec l’hamatum. Le crochet de l’hamatum devient alors un os indépendant.
  • Le subcapitatum est un os surnuméraire situé sous le capitatum et en dedans du trapézoïde.
  • Plusieurs os sésamoïdes inconstants peuvent être observés, notamment au niveau des têtes des deuxième et cinquième métacarpiens.
  • L’os de Vésale est situé entre la base du cinquième métacarpien et l’hamatum. Il résulte d’une anomalie de développement du tubercule postéro-latéral du cinquième métacarpien.
  • L’os central du carpe est le principal os accessoire décrit chez l’être humain. Il se situe sur la face dorsale de la région carpienne, à la jonction du capitatum, du scaphoïde et du trapézoïde.
  • L’épilunatum est un os accessoire localisé sur la partie postéro-latérale du lunatum.
  • Le trapèze secondaire est un os inconstant situé sur la partie postéro-médiale du trapèze.
  • L’épipyramis est un os accessoire rare situé sur la face dorsale du carpe, en arrière du triquetrum et à proximité du lunatum et de l’hamatum.
  • L’os styloïdien est un os accessoire localisé sur la face dorsale du poignet, à la jonction du capitatum, du trapézoïde et des bases des deuxième et troisième métacarpiens.

Il est important de garder à l’esprit que ces variantes anatomiques sont généralement bénignes et souvent découvertes de manière fortuite. Leur connaissance est néanmoins essentielle en imagerie médicale, car elles peuvent être confondues avec des fractures, des fragments osseux post-traumatiques ou d’autres lésions du poignet.

Schéma des principaux os surnuméraires du carpe et de leur localisation au niveau du poignet.

Palpation des os du carpe

Les os du carpe constituent d’importants repères osseux palpables au niveau du poignet. Leur identification est essentielle lors de l’examen clinique de nombreuses pathologies de la région, telles que les fractures, les entorses, les instabilités du poignet. Ils servent également de repères anatomiques pour la palpation d’autres zones importantes, notamment le canal carpien et le canal ulnaire.

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